Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1873, tome 12.djvu/361

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soient huy faites et jurées en cette notre ville de Troyes par nous et notre très-cher et très-aimé fils Henry, roi d’Angleterre, héritier et régent de France pour nous, et lui les royautés de France et d’Angleterre, tant par le moyen du mariage de lui, de notre très-chère et aimée fille Catherine, comme de plusieurs points et articles faits, passés et accordés par chacune partie pour le bien et utilité de nous et de nos sujets, et pour la sûreté d’iceux pays ; par le moyen de laquelle paix chacun de nos dits sujets, et ceux de notre dit fils pourront désormais converser, marchander et besogner les uns avec les autres, tant de là la mer comme de çà.

» Item, que notre dit fils le roi Henry ne nous troublera ou empêchera, comme devant est dit, que nous ne tenions et possédions tant que nous vivrons, ainsi que nous tenons et possédons de présent, la couronne et dignité royale de France et les revenus, fruits et profits d’iceux à la soutenance de notre état des charges du royaume, et que notre dite compagne ne tienne tant qu elle vivra état et dignité de reine, selon la coutume du royaume, avec partie des dites rentes et revenus à elle convenables.

» Item, est accordé que notre dite fille Catherine aura et prendra au royaume d’Angleterre douaire, ainsi que les reines au temps passé ont accoutumé d’avoir c’est à savoir pour chacun an la somme de quarante mille écus desquels les deux valent toujours un noble a Angleterre.

» Item, est accordé que tantôt après notre trépas et dès lors en avant, la couronne et royaume de France avec tous leurs droits et appartenances, demeureront et seront perpétuellement à notre dit fils le roi Henry et à ses hoirs.

» Item, pour ce que nous sommes tenus et empêchés