Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1873, tome 12.djvu/173

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



FLUELLEN.

Ce gant ? Je sais que ce gant est un gant.


WILLIAMS.

Je le connais, moi, et voici comment je le réclame.

Il le frappe.

FLUELLEN.

Sang Tieu ! voilà le plus fieffé traître qui soit dans tout l’nivers, en France ou en Angleterre.


GOWER, s’interposant, à Williams.

Qu’est-ce à dire, monsieur ? coquin que vous êtes !


WILLIAMS.

Croyez-vous que je veuille me parjurer ?


FLUELLEN.

Rangez-vous, capitaine Gower ; je vais lui payer sa trahison en horions, je vous le karantis.


WILLIAMS.

Je ne suis pas un traître.


FLUELLEN.

Tu en as menti par la gorge.

À Gower.

Au nom de Sa Majesté, je vous somme de l’appréhender ; c’est un ami du duc d’Alençon.


Entrent Warwick et Glocester.



WARWICK.

Eh bien, eh bien ! qu’y a-t-il ?


FLUELLEN.

Milord de Warwick, Tieu soit loué ! voici une trahison des plus pernicieuses qui vient d’être mise en lumière ; une lumière, voyez-vous, comme vous en désireriez un jour d’été… Voici Sa Majesté.


Entrent le Roi Henry et Exeter.



LE ROI HENRY.

Eh bien ! qu’y a-t-il ?