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Tranio.

— Oui, madame.


Lucentio.

Nous voilà donc débarrassés de Licio !


Tranio.

— Ma foi, oui ; il va trouver une veuve plantureuse — qu’en un jour il aura courtisée et épousée.


Bianca.

— Dieu le tienne en joie.


Tranio.

— Oh ! il est bien sûr de l’apprivoiser.


Bianca.

À ce qu’il dit, Tranio.


Tranio.

— D’honneur, il est allé à l’école où l’on apprend à apprivoiser.


Bianca.

— Comment ! il y a une école comme celle-là.


Tranio.

— Oui, madame, et c’est Petruchio qui en est le maître ; — il enseigne je ne sais combien de tours — pour apprivoiser la femme la plus sauvage et pour exorciser une bavarde.

Biondello arrive en courant et prend Lucentio à part.

Biondello.

— Ô maître. ! maître ! j’ai tant fait le guet, — que je suis échiné ; mais enfin, j’ai aperçu — un angélique vieillard qui descendait la colline — et qui fera l’affaire.


Lucentio.

Qu’est-il, Biondello ?


Biondello.

— Maître, c’est un négociant ou un pédagogue, — je ne sais pas quoi ; mais la gravité de son costume, — de