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le dos — et en fait des femmes à solide carrure. — C’est cette même Mab qui, la nuit, tresse les crinières des chevaux — et dans les poils emmêlés fait ces nœuds magiques — qu’on ne peut dénouer sans s’attirer malheur !

(58) Cette courte scène, où l’auteur fait intervenir et parler les valets est une addition à la pièce primitive.

(59) Ces quatre vers où Capulet rappelle mélancoliquement le temps où il portait un masque et où il chuchotait à l’oreille des belles dames sont une retouche magistrale à l’esquisse de 1597.

(60) L’édition de 1597 donne ainsi la réplique de Capulet. « Pouvez-vous me dire çà ? — Son fils était encore mineur, il y a trois ans… — Vivent les jeunes gens ! Oh ! la jeunesse est une joyeuse chose ! »

(61) Au lieu de Telle la colombe de neige, le texte original dit : Tel brille un cygne blanc comme la neige.

(62) Ces mots : « Il faut que vous me contrariez ! morbleu, c’est le moment !… Vous êtes un faquin, allez… De l’entrain, mes petits cœurs, » ont été ajoutés à la réplique primitive de Capulet.

(63) Au lieu de : Madame, votre mère voudrait vous dire un mot, la nourrice disait originairement : Madame, votre mère appelle.

(64) Au lieu de ce vers devenu si célèbre :

O dear account ! my life is my foë’s debt.
« Oh ! trop chère créance ! ma vie est due à mon ennemie ! »

L’édition de 1597 faisait dire à Roméo :

O dear account ! my life is my foë’s thrall.
« Oh ! trop chère créance ! ma vie est asservie à mon ennemie ! »

(65) Après ces mots je vous remercie, honnêtes gentilshommes, Capulet ajoutait primitivement : « Je vous promets que, sans votre compagnie, — je serais au lit depuis une heure. » L’auteur a transposé ces deux vers à la scène XV de la pièce définitive. Là, au lieu de les adresser aux danseurs, Capulet les adresse à Pâris.