Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1868, tome 7.djvu/407

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

beaux trésors doivent périr avec elle. » L’auteur a composé après coup les vingt vers où Roméo décrit en concetti le désespoir auquel le réduit Rosaline et son impuissance à combattre cet amour par une diversion.

(47) Les trois vers qui précèdent manquent à l’édition de 1597.

(48) Ce distique : « Si vous lui agréez, c’est de son choix — que dépendent mon approbation et mon plein consentement » n’est pas dans l’édition de 1597.

(49) Après ces mots : « trouver les gens dont les noms sont écrits ici » le clown ajoutait, selon le texte primitif : « Je ne sais pas quels sont les noms écrits ici ; il faut, que je m’adresse aux savants pour qu’ils me le fassent savoir. »

(50) Le plantain était célèbre pour ses vertus médicales. Le lecteur se rappelle que, dans Peines d’amour perdues, Trogne demande du plantain pour guérir sa jambe meurtrie.

(51) Ces huit vers si caractéristiques où la nourrice rabâche la même histoire ont été ajoutés par l’auteur, lorsqu’il a refait sa pièce.

(52) Au lieu des six vers qui précèdent, lady Capulet disait originairement ce seul vers : « Eh bien, fillette, le noble comte Pâris te recherche pour femme. »

(53) Après ces paroles de la nourrice : « Oui, ma foi, il est la fleur du pays, la fleur par excellence, » la scène se terminait ainsi primitivement.


LADY CAPOLET.

— Eh bien, Juliette, comment répondez-vous à l’amour de Pâris ?


JULIETTE.

— Je verrai à l’aimer, s’il suffit de voir pour aimer ; mais mon attention à son égard ne dépassera pas — la portée que lui donneront vos encouragements.

Entre un valet.

LE VALET.

Madame, on vous demande ; le souper est prêt ; on maudit la nourrice à l’office ; tout est terminé ; dépêchez-vous, car il faut que je parte pour servir.

Ils sortent.