Page:Shakespeare - Œuvres complètes, traduction Hugo, Pagnerre, 1868, tome 7.djvu/315

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.

tienne vienne lui tenir compagnie. — Il faut que toi ou moi, ou tous deux, nous allions le rejoindre (94).


TYBALT.

— Misérable enfant, tu étais son camarade ici-bas : — c’est toi qui partiras d’ici avec lui.


ROMÉO, mettant l’épée à la main.

Voici qui en décidera.

Ils se battent. Tybalt tombe.

BENVOLIO.

— Fuis, Roméo, va-t’en ! — Les citoyens sont sur pied, et Tybalt est tué… — Ne reste pas là stupéfait. Le prince va te condamner à mort, — si tu es pris… Hors d’ici ! va-t’en ! fuis !


ROMÉO.

— Oh ! je suis le bouffon de la fortune (95) !


BENVOLIO.

Qu’attends-tu donc ?

Roméo s’enfuit.


Entre une foule de citoyens armés.

PREMIER CITOYEN

— Par où s’est enfui celui qui a tué Mercutio ? — Tybalt, ce meurtrier par où s’est-il enfui ?


BENVOLIO

— Ce Tybalt, le voici à terre !


PREMIER CITOYEN

Debout, monsieur, suivez-moi : — je vous somme de m’obéir au nom du prince.


Entrent le prince et sa suite, Montague, Capulet, lady Montague, lady Capulet et d’autres.

LE PRINCE

— Où sont les vils promoteurs de cette rixe ?