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Scène XX.


[Un plateau près d’Actium.]


Entrent César, Taurus, des officiers et des soldats.

CÉSAR.

— Taurus !


TAURUS.

Monseigneur ?


CÉSAR.

N’agis pas sur terre ; reste compact ; — n’offre pas la bataille avant que nous ayons fini sur mer ; — n’outre-passe point les ordres que contient cet écrit.

Il lui remet un rouleau.

— Notre fortune dépend de ce hasard suprême.

Ils sortent.


Entrent Antoine et Énobarbus.

ANTOINE.

— Plaçons nos escadres sur ce côté de la colline — en vue de l’armée de César ; de là — nous pourrons découvrir le nombre de ses vaisseaux — et manœuvrer en conséquence.

Ils sortent.


Entrent, d’un côté, les troupes d’Antoine, conduites par Canidius ; de l’autre celles d’Octave, commandées par Taurus. Après qu’elles ont défilé, on entend le bruit d’un combat naval. Fanfares d’alarmes.
Rentre Énobarbus.

ÉNOBARBUS.

— Néant, néant, tout à néant ! Je n’en puis voir davantage. — L’Antoniade, le vaisseau amiral égyptien, —