Page:Segalen - Peintures, 1918.djvu/155

Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


TOMBEAU DE TS’IN

Trois collines superposées ; trois collines s’épaulant jusqu’au sommet unique, noblement convexe sous le Ciel creux ; et de droite, et de gauche, la descente longue du dévers fuyant à l’infini horizontal.

Malgré cette ampleur d’embase, malgré cet air de poser son volume et son front en défi aux pluies des nues et aux coups du sol, ceci n’est pas un jeu naturel de la terre, mais le monument de huit cent mille journées d’hommes, levées sur la gloire du Seul, Roi de TS’IN, Empereur UN.