Ouvrir le menu principal

Wikisource β

Page:Segalen - Orphée-Roi.djvu/28

Cette page a été validée par deux contributeurs.


la VOIX reprend haleine, double les derniers contours du chant et ne laisse aucun répit au silence.


(PROLOGUE)

Le Rideau s’ouvre.
On aperçoit, enveloppé de gros blocs de nuit terrestre, un amas tumultueux de roches toutes voisines qu’on toucherait de la main tendue, et dont le haussement escalade la scène entière, atteignant et bousculant ce peu de ciel éclairé par des lueurs affleurant là-haut cette crête boisée…
Mais c’est plus loin, au delà de tous les spectacles visibles que semble habiter la VOIX.