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rang dans l’église chrétienne des Îles Tahiti ». Tu peux devenir l’un d’entre eux. »

Iakoba se sentit pénétré d’une fierté solennelle, et d’un grand espoir. Il se recueillit :

— « Aurai-je un maro noir, comme ceux qui aident les Missionnaires ?

— Tu auras un maro noir et un autre vêtement, noir aussi, pour habiller tes épaules. Tu prendras place à côté du Missionnaire. Tu visiteras les malades avec lui. Quand il sera loin, tu réuniras toi-même toute l’assemblée-de-prière, et tu liras, dans le Livre, devant tous tes compagnons.

— Serai-je inspiré ? » hasarda encore Iakoba. Car si Iésu, le dieu véritable, descendait en lui, quel ne pourrait pas être son mépris des stupides sorciers d’autrefois, tout pleins de Oro, le dieu sans valeur.

— « Certes », dit Noté. « Le Seigneur habitera dans ton cœur.

— Dans mon ventre.

— Non ! non ! dans ton cœur. » Noté expliqua longuement que les plus nobles parties de l’homme n’étaient point les entrailles, mais la tête, où naissaient les paroles non encore parlées, et le cœur, d’où sortaient les sentiments généreux : la foi, l’amour…

— « Pourtant, quand je suis triste, ce sont mes entrailles qui s’agitent ?

— N’importe. Le Seigneur habitera en toi. »

Iakoba sourit d’avance à tous les honneurs at-