Ouvrir le menu principal

Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/85

Cette page a été validée par deux contributeurs.


pard répondit qu’il s’en irait à pied comme il était venu ; il ajouta, en attachant sur Laure un regard langoureux, qu’il avait besoin, pour apaiser son cœur, du silence des champs endormis. M. Levrault n’insista pas ; mais, avec le tact et la délicatesse du riche qui compte son or devant un pauvre, il exigea que Montflanquin, avant de se retirer, visitât son château, ses remises, ses chenils et ses écuries. Il ne lui fit pas grâce d’un appartement, d’une voiture, d’un cheval et d’un chien. Gaspard avait parlé de l’éclat de son nom, de ses relations avec les princes, de la faveur dont il jouissait à la cour : M. Levrault prit sa revanche en faisant sonner ses millions. Heureusement, le bruit n’en déplaisait pas au vicomte.

— N’oubliez pas, lui dit M. Levrault, que vous dînez demain à la Trélade. Je ne descends pas de Godefroy de Bouillon, mais je vous