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Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/77

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— Je suis tout à vous, répliqua-t-il en maîtrisant son émotion. Ce pays est charmant en effet ; nous le visiterons ensemble. Si vous le permettez, j’aurai l’honneur de vous présenter moi-même dans quelques châteaux du voisinage. Ce qui me désole, non pour vous, mais pour moi, c’est que, dans trois semaines je devrai vous quitter pour me rendre à Paris.

— Serait-il vrai, monsieur le vicomte ? s’écria M. Levrault consterné.

— Que voulez-vous, monsieur ? Le monde m’attire peu ; la modique fortune que m’ont laissée les révolutions ne me permet pas d’y soutenir l’éclat de mon nom. Un affreux malheur m’a foudroyé à la fleur de l’âge. Par sagesse autant que par goût, je vis dans la retraite. J’aime le silence des champs et la solitude des bois. Cependant il y a des exigences auxquelles un galant homme ne sau-