Ouvrir le menu principal

Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/475

Cette page a été validée par deux contributeurs.


francs. Pourtant il ne faut pas croire que je le tienne quitte à si bon marché. J’ai réfléchi sur ma position. Depuis vingt-sept ans, je n’ai rien coûté à mon père. Je ne réclame rien pour les arrérages ; je ne suis pas exigeant. Qu’il me donne seulement ce qu’il m’aurait donné à ma majorité, si la Providence, qui avait ses vues sur moi, ne m’eût pas séparé de ma famille.

— N’êtes-vous pas trop heureux ; disait Laure, hébergé comme vous êtes ici, après la vie errante que vous avez menée ? Ne devez-vous pas rendre grâce à Dieu d’avoir enfin trouvé un asile calme et sûr ? Je vous conseille de vous plaindre. Que vous manque-t-il ? Quel souhait pouvez-vous former qui ne soit aussitôt accompli ?

— Mon Dieu ! reprit Timoléon, mes vœux sont bien modestes. Vous avez eu en dot un million ; que mon père me donne cinq cent