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moins que le beau-père d’un marquis fût comte. Quant à la pairie, ce n’était plus une question, le comte Levrault entrait au Luxembourg comme un âne dans un moulin. Le brave homme se disait bien parfois, en se grattant l’oreille, que le marquis, son gendre, lui coûtait un peu cher ; il se consolait en songeant que c’était de l’argent bien placé, sans compter le bonheur de pouvoir s’écrier chaque jour, à toute heure : La marquise, ma fille ! mon gendre, le marquis !

Si l’on veut avoir une idée du faste et de la magnificence que déploya M. Levrault à l’occasion du mariage de sa fille, qu’on se rappelle les noces de Gamache. La marquise et son fils avaient insisté vainement pour que tout se passât sans éclat et sans bruit. Les fêtes durèrent toute une semaine : il n’y manqua rien que l’amour. Excepté le comte de Kerlandec et le chevalier de Barbanpré,