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Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/242

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soulevant le rideau de la croisée, venait d’apercevoir le museau de Gaspard entre les barreaux de la grille.

— Pas possible ! s’écria M. Levrault.

— C’est lui-même. Tenez, regardez, ne le voyez-vous pas ? demanda Laure entr’ouvrant le rideau.

— Il est affreux, dit M. Levrault ; il a l’air d’une fouine. Comprend-on qu’il y ait des gens qui le trouvent beau ? Ma chère, observe, je te prie, avec quelle politesse glaciale je vais le recevoir.

— Si vous le permettez, mon père, c’est moi qui recevrai M. Gaspard. Je crois qu’il est de votre dignité de ne plus vous rencontrer face à face avec lui ; éloignez-vous, reposez-vous sur moi du soin de reconduire.

— Tu as raison. Je me connais ; j’ai la tête près du bonnet. Il suffirait d’un mot imprudent, d’un sourire équivoque, d’un