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tante, en attachant sur M. Levrault un regard où se révélait toute l’anxiété de son âme ; eh bien ! monsieur, tout est-il fini ? Le destin a-t-il prononcé ? Sommes-nous aux prises avec l’irréparable ? Suis-je condamné à traîner avec moi un remords éternel ? Répondez, dût votre réponse me frapper comme un coup de foudre : le mariage est-il célébré ?

— Quel mariage ? demanda M. Levrault de l’air d’un homme qui, au lieu d’un pavé qu’il s’attendait à recevoir, sent une bulle de savon s’abattre et crever sur son nez.

— Mais, monsieur, répondit Jolibois non sans quelque surprise, le seul mariage dont il soit question à cette heure dans toute la Bretagne, celui de votre fille et du vicomte Gaspard de Montflanquin.

Après ce qui s’était passé la veille, dans la position délicate où se trouvait M. Levrault vis-à-vis du vicomte, les dernières paroles de