Ouvrir le menu principal

Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/206

Cette page a été validée par deux contributeurs.


c’est impossible, répétait-il avec une exaltation toujours croissante. J’écraserai la calomnie comme un serpent sous mon talon : le vicomte sera mon gendre.

Et, bien résolu cette fois à tenir tête à sa fille, il allait s’échapper pour courir à la vicomté, quand un pas brusque et précipité ébranla l’escalier qui conduisait à son appartement.

— C’est lui ! le voici ! s’écria M. Levrault tombant en arrêt et déjà prêt à ressaisir sa proie.

Cependant, au bruit des pas qui se rapprochaient de plus en plus se mêlait une voix brisée, haletante, qu’il cherchait vainement à reconnaître. — Où est M. Levrault ? criait cette voix qui n’était pas celle de Gaspard ; où se tient-il ? — Qu’on me mène à lui ! — Il faut que je le voie, il faut que je lui parle. — Les moments sont précieux ; il n’y a pas une