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c’était celui de Jolibois. Eh bien ! au lieu de s’associer à la fortune d’un aigrefin et de s’essouffler à courir après une misérable centaine de mille livres qu’il ne comptait plus rattraper, pourquoi ne chercherait-il pas à se rendre maître, par un coup de main, du champ de bataille où venaient de se rencontrer les La Rochelandier et le vicomte ? Au lieu de travailler à relever un drapeau déshonoré, pourquoi n’essaierait-il pas de planter vaillamment le sien sur le coffre-fort de M. Levrault ? Pourquoi n’arriverait-il pas, comme le troisième larron de la fable, juste à point pour emmener par le licol l’Aliboron de la haute industrie ? Une fois déjà il avait rôdé autour des millions du grand manufacturier, mais ce n’avait été qu’un assaut timide et discret. Cette fois, il s’agissait d’un siège en règle, et d’ailleurs, échec pour échec, mieux valait succomber en combat-