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Page:Sandeau - Sacs et parchemins.djvu/109

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— Petite ! cria-t-elle, est-ce que le sentier d’où tu sors n’est pas le chemin du diable ?

— Le chemin du diable ! répliqua la pastoure d’un air effaré ; ma belle demoiselle, il n’y a pas de chemin de ce nom dans tout le pays.

— Comment ! s’écria Laure, tu n’as pas entendu parler du chemin du diable ?

— Faites excuse, ma belle demoiselle, j’en ai entendu parler par M. le curé ; mais je ne l’ai jamais vu.

— Tu sais du moins que ce sentier n’est pas sûr, qu’il mène à des marécages où il ne fait pas bon de s’aventurer ? L’an passé, une bergère comme toi s’y est perdue avec sa vache.

— M’est avis, répondit la petite, que vous voulez vous gausser de moi. Ce sentier est aussi sûr que la route de Nantes : pour en