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VANDERKE.

Sans doute, Sophie était présente ?


ANTOINE.

Répondez donc, monsieur Alexis !


ALEXIS.

Antoine, je ne veux pas répondre, je rougirais d’avoir à me justifier.


ANTOINE.

Vous ne voulez pas répondre ? vous ne voulez pas… monsieur Alexis Vanderke ? Je vous estimais, je vous aimais… je vous ai élevé sur mes genoux, je vous ai porté dans mes bras… j’aurais donné ma vie pour vous… Et quand on accuse ma fille d’avoir été séduite par vous… oh ! je sais bien, moi, que ce n’est pas vrai… mais vous devez répondre, vous devez la justifier auprès de son fiancé… Ces airs de mépris ne conviennent pas… ils nous tuent… Vous ne dites rien ?… Eh bien, je vais chercher Victorine…


MADAME VANDERKE.

Non, non, pas de scènes devant elle, elle est malade.


ANTOINE.

Malade ou non, morte ou vive, elle dira la vérité, elle ! Et qu’elle meure plutôt que d’être déshonorée !

Il va vers la chambre de Sophie. Sophie en sort et l’arrête.




Scène XV


Les Mêmes, SOPHIE.




MADAME VANDERKE

Vous voyez bien, j’en étais sûre !


FULGENCE.

Oh ! je ne doute pas que madame ne fût de bonne foi ! Je n’incrimine pas cette entrevue, Madame protégeait une scène d’adieux fort, touchante, sans doute, mais je ne crois pas aux adieux éternels moi ! D’ailleurs, ma femme ne me fût-elle in-