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VICTORINE.

À Fulgence ? Oui… non… je ne sais pas.


SOPHIE.

C’est que tu l’aimes tant !


VICTORINE.

Je l’aime tant !… Mon Dieu, je ne le déteste pas, Fulgence… Je le crains un peu, voilà tout.


SOPHIE.

Tu en as peur ! Avoue que tu en as peur !…


VICTORINE.

Peur ?… pourquoi ?

Elle se presse en frissonnant contre Sophie.

ALEXIS, se montrant.

Tu en as peur, Victorine ? Oh ! c’est que tu ne l’aimes pas, va !


VICTORINE, se levant.

Ah ! monsieur Alexis !… vous voilà revenu ?… (Froidement, avec effort.) Vous assisterez à mon mariage ? (Plus froidement.) Je vous suis bien reconnaissante.


ALEXIS.

Ton mariage !… ton mariage ne se fera pas. Je m’y opposerai, moi ! Me contrediras-tu ?


VICTORINE.

Vous vous y opposerez ? Et pourquoi donc ?


ALEXIS.

Parce qu’on doit aimer son mari, et que lu n’aimes pas celui qu’on te donne.


VICTORINE.

Qu’en savez-vous, monsieur Alexis ? Où prenez-vous que je n’aime pas Fulgence ? Qui vous a dit cela ?


SOPHIE.

Pourquoi feindre ainsi, Victorine ? pourquoi mentir quand ton sort peut être décidé par un moment de sincérité ?


VICTORINE.

Mentir ! pourquoi me dites-vous donc que je mens ? pour