Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée



ALEXIS.

Oui, le mariage de Victorine.


SOPHIE.

Et s’il l’était ?


ALEXIS.

Eh bien, cela ne changerait rien à ma résolution de repartir à l’instant même. Ma chaise de poste m’attend hors de la ville, et je veux avant le jour reprendre la route de Paris… Il est donc conclu le mariage ?… Il doit l’être !


SOPHIE.

Et s’il ne l’était pas ?


ALEXIS.

Il ne l’est pas ? dites, Sophie, il ne l’est pas ?


SOPHIE.

Il le sera demain matin.


ALEXIS.

Bien décidément ?


SOPHIE.

Il n’a pas été question de le rompre.


ALEXIS, secouant ses gants d’un air indifférent, et évitant les regards de sa sœur.

Et Victorine ?… est-elle triste ? est-elle gaie ? sera-t-elle heureuse ?


SOPHIE.

Ah ! qui peut répondre de l’avenir ?


ALEXIS.

Il est vrai. Et moi-même… que sais-je du mien ? Je n’y pensais guère quand j’ai désiré de partir… de voir le monde ! et puis, au dernier moment, je regrettais de n’avoir pas eu quelque projet plus raisonnable !


SOPHIE.

Pourquoi n’avez-vous pas dit alors ce regret à mon père ?


ALEXIS.

Il était trop tard !


SOPHIE.

Pourquoi donc ?