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Scène XIII


ANTOINE, SOPHIE, VICTORINE.



SOPHIE, entrant par le jardin.

Ah ! je te cherchais, Antoine ! Je ne sais ce qu’a Victorine, je ne peux pas la consoler. Elle a du chagrin, vois ! beaucoup de chagrin. Allons, Victorine, dis donc à ton père pourquoi tu pleures.


ANTOINE, bas, à Victorine, et l’amenant au premier plan.

Est-ce que vous avez dit que nous partions ? Je vous l’avais défendu !


VICTORINE.

Non, non, je n’ai rien dit !


ANTOINE.

Ne le dites pas encore, demain !


SOPHIE.

Eh bien, Antoine, tu la grondes, au lieu de la consoler ?


ANTOINE.

Des folies, des enfantillages ! Pardon, madame, je n’ai pas le temps… Monsieur a besoin de moi. (À part, en s’en allant.) Ah ! tout le monde faiblit, et je ne sais à qui entendre.

Il sort par le fond à gauche.




Scène XIV


SOPHIE, VICTORINE.




SOPHIE.

Eh bien, tu n’insistes pas ? Ah ! j’admire ta soumission, je devrais plutôt dire ta faiblesse, ton indifférence !


VICTORINE.

Ah ! mademoiselle !…


SOPHIE.

D’abord je ne suis plus mademoiselle, et je ne veux jamais