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VANDERKE, qui est devenu aussi fort attentif à la contenance de Fulgence et d’Antoine.

Monsieur Fulgence… voulez-vous avoir la sincérité de me dire pourquoi vous désirez quitter ma maison, et jusqu’au pays que j’habite, comme si vous aviez horreur de l’amitié que je vous témoigne et des services que je puis vous rendre ? Expliquez-vous bien, et ne craignez pas que je m’offense de vos raisons, si elles sont bonnes.


FULGENCE.

Monsieur, si j’eusse dû rester garçon, nulle part je ne me fusse trouvé mieux que chez vous. Je rends hommage à votre caractère ; mais manquerai-je au respect que je vous dois si je garde mes raisons pour moi seul ?


VANDERKE.

Certes, vous en avez le droit ! mais je fais appel à votre confiance… Antoine, Victorine, laissez-moi seul avec lui. Ne vous éloignez pas cependant, j’aurai peut-être à vous parler tout à l’heure.


ANTOINE.

Oui, monsieur, et, moi, je veux aussi parler à cette demoiselle !

Il prend le bras de Victorine sous le sien un peu brusquement, et sort avec elle par le jardin. Victorine jette un regard de détresse sur Vanderke.




Scène VI


VANDERKE, FULGENCE.




VANDERKE, à Fulgence qui rêve.

Eh bien, nous voilà seuls, Fulgence, et je crois qu’il est bon pour vous d’ouvrir votre cœur et de demander conseil à un homme qui a le double de votre âge, et qui peut être meilleur juge que vous de certaines choses de la vie.


FULGENCE.

Ah ! monsieur Vanderke, votre douceur me touche… je