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Scène IV


VICTORINE, FULGENCE.



FULGENCE.

Tenez, écoutez, mademoiselle ; vous avez une grande répugnance à prendre un parti… Et moi-même…


VICTORINE, avec élan.

Ah ! et vous aussi, n’est-ce pas ?


FULGENCE.

Moi, je vous cachais mes pensées, j’espérais les étouffer, me vaincre ; mais je souffre trop, et me contenir plus longtemps, ce serait dissimuler avec vous. Je ne le veux pas, je ne le dois pas. Je vous aime, Victorine, certainement, je vous aime : ne prenez donc pas en mauvaise part ce que je vais vous dire.


VICTORINE.

Dites donc vite !


FULGENCE.

Je voudrais… Je ne voudrais pas, non certes, je ne voudrais par renoncer à vous… et cependant…


VICTORINE, attentive.

Cependant ?…


FULGENCE.

Cependant… je voudrais changer quelque chose aux rêves de votre avenir. Si j’étais un homme sans principes, j’aurais pu vous tromper, feindre de me soumettre à tout, et, le lendemain du mariage, vous dire : « Voilà ma volonté. » Mais ce serait de la mauvaise foi, vous me haïriez, je le mériterais. Je vous donc vous le dire d’avance, et, si cela vous paraît inacceptable… eh bien, je me soumettrai, je souffrirai… je renoncerai au bonheur dont je m’étais flatté.


VICTORINE.

Quelle serait donc votre volonté si nous étions mariés ?


FULGENCE, avec effort.

Ce serait de quitter cette maison, cette famille Vanderke…