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ANTOINE.

Il faut pourtant se décider !


FULGENCE, qui a observé Victorine.

Permettez, monsieur Antoine ! (À Vanderke.) Pardonnez-moi, monsieur… mais mademoiselle Victorine semble contraire à nos empressements, et je ne voudrais pas qu’on lui imposât…


VANDERKE.

C’est bien à vous, Fulgence : c’est du dévouement, de la soumission. C’est une preuve d’amour qu’on saura apprécier. Il ne faut pas, en effet, tourmenter la modestie. Il faut la respecter, l’attendrir, la convaincre.


ANTOINE.

Mais, monsieur…


VANDERKE, se levant.

Tu ne dois pas t’en mêler non plus. Mais, comme, à cause du prochain départ de mon fils, il faut arrêter nos plans aujourd’hui, laissons ces fiancés ensemble et allons faire un tour de jardin. Nous revenons tout à l’heure, mes enfants, et vous nous direz le jour que vous aurez choisi d’un commun accord.


SOPHIE.

C’est bon, cela, mon père ; vous donnez toujours le conseil et l’exemple de la condescendance pour notre sexe.


VANDERKE, offrant le bras à sa femme.

Respecter ce qu’on aime ! je m’en suis toujours si bien trouvé !

Ils sortent par le jardin. Vanderke fait passer Antoine devant lui ; il sort avec sa femme ; Sophie les suit, et, au moment de disparaître, elle fait signe à Alexis de venir avec ses parents ; Alexis, dont le regard était attaché sur Victorine, lui fait un signe d’adieu et sort.