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VANDERKE, s’asseyant à droite.

Eh bien, voyons donc, Antoine, qu’est-ce qui retarde encore le mariage de ces enfants ?


ANTOINE.

Mais rien, monsieur. Tout est prêt. On attend que vous fixiez le jour.


VICTORINE.

Ah ! on va fixer le jour ?


ALEXIS.

On dirait que cela te contrarie ? Tu ne sais donc pas que je tiens à faire pleuvoir des fusées sur toute la ville, à brûler mes manchettes, comme dit mon père ? Tu ne veux pas mettre le feu au bouquet ?


VICTORINE.

Oh ! non ! cela me fait trop peur.


VANDERKE.

Voyons ! nous sommes aujourd’hui le 27.


VICTORINE.

Déjà ? Je me croyais encore au 25.


VANDERKE.

Nous sommes le 27. Mettons le mariage au 30.


ANTOINE.

Le 30, soit !


VICTORINE.

Le 30 ! un vendredi ! Oh ! c’est un mauvais jour, qui porte malheur !


MADAME VANDERKE.

Et puis c’est un jour maigre !


VICTORINE.

Et le samedi aussi !


VANDERKE.

Eh bien, remettons au dimanche, ce sera le 2 du mois prochain, dans cinq jours.


VICTORINE.

Dans cinq jours ! déjà !