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tards ! Diantre !… Plantier, mon garçon, tâche que l’épreuve marche bien. Et toi. Reine, fais les honneurs ; car c’est ton avoir, tout ce qui est ici ! c’est ta propriété, c’est ta dot.


MAÎTRE VALENTIN.

Sa dot ! Ah !… vous lui donnez toujours… ?


BIENVENU.

Tiens ! Ça vous étonne ? Est-ce que ce n’est pas pour l’établir que j’ai cédé cette bâtisse et construit cette machine ?


MAÎTRE VALENTIN.

Alors, vous la mariez toujours avec mon enfant ?


BIENVENU.

Votre enfant ? Non certes, puisqu’elle l’a refusé, votre enfant ! Croyez-vous que je veuille la tyranniser, cette pauvre fille ? Elle aime Noël Plantier ? Eh bien, sainte Ursule, elle épousera Noël Plantier ! c’est un bon garçon, un solide ouvrier… Il n’y a pas grand mal, après tout ! Allez, mes enfants, réjouissez-vous, ça me consolera un peu !

Il va vers le fond.

NOËL, à droite.

Ah ! mais, cette fois, Suzanne…


SUZANNE, qui était remontée et vient à lui.

Tais-toi, voilà le conseil qui entre.


MAÎTRE VALENTIN, prenant Reine à l’écart sur le devant du théâtre, pendant l’entrée du conseil.

Comment ! ma pauvre petite Reine, tu voulais t’en aller ? Pourquoi ne venais-tu pas à la maison ? Je t’aurais garée de la colère de ton parrain ! Mais Valentin…


REINE.

Valentin ? Je ne l’ai pas vu !


MAÎTRE VALENTIN, à part.

L’imbécile ! Il ne sait rien faire à propos !