Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée


Dites-le, Reine ! Il attend peut-être de vous la vérité là-dessus !


REINE.

J’ai compris qu’il se devait à l’amitié, qu’il avait fait une promesse…


VALENTIN.

Ne l’a-t-il donc pas assez tenue ? Vous avait-il jamais dit, jamais laissé soupçonner… ?


REINE.

Non, rien, jamais ! J’étais folle !


VALENTIN.

Mais à présent ? à présent, Reine ! s’il comprend que, forcée de céder la place d’un fils au foyer paternel, vous partez désespérée, humiliée injustement, seule au monde, et n’ayant plus d’autre protecteur que celui pour qui vous souffrez tout cela ?


REINE.

Qu’il n’en sache rien, Valentin, ou qu’il oublie ! Il le faut ! Dieu prendra soin de moi. (Baisant la porte de Bienvenu.) Adieu, chère maison ! Adieu, brave famille !… Moi partie, vous serez tous heureux !… Soyez bénis ! Je prierai pour vous tous… Je vous chérirai toujours… Adieu !

Elle sort par la porte du fond avec un désespoir exalté.

VALENTIN, la suivant, avec un cri de douleur.

Reine ! Reine !

Il s’appuie, accablé, contre le mur du fond.