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ce qui m’arrive. On m’a mise à la torture aujourd’hui pour m’arracher un secret qui doit mourir avec moi : eh bien, je l’emporterai dans mon cœur, avec la consolation de ne l’avoir pas trahi !


VALENTIN.

Où allez-vous ?


REINE.

Je ne sais pas ! Qu’est-ce que ça fait ? Personne ne m’aime plus !


VALENTIN.

Reine, il y a Pierre qui vous aimait !


REINE.

Pierre ne m’estime pas, puisqu’il me fait un crime d’être sincère avec lui !


VALENTIN.

Votre parrain est irrité ; mais…


REINE.

Oh ! lui, il est si bon ! Il me pardonnerait ; mais je ne veux pas être la cause qu’il perdra la société de son fils ! Il faut que je m’en aille tout de suite pour que Pierre ne parte pas. Et votre père qui me repousse, qui me menace… parce qu’il suppose… Ah ! voilà pour moi la dernière des afflictions, et j’aimerais mieux mourir que d’endurer une telle honte !


VALENTIN.

Et… celui que vous aimez, Reine ! il ne peut donc, il ne veut donc rien pour vous ?


REINE.

Lui ?… Je n’ai rien à lui reprocher ! Il fait son devoir !


VALENTIN.

En êtes-vous bien sûre ?


REINE.

Oui ! J’ai réfléchi depuis ce matin, allez ! J’ai compris !


VALENTIN.

Et… qu’est ce que vous avez compris à sa conduite ?