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SUZANNE, regardant Valentin.

De mon frère ? Non ! non ! Je comprends bien, moi, et je vas tout vous dire !…

Elle passe auprès du père Valentin.

REINE, avec angoisse.

Suzanne !…


SUZANNE.

Oh ! il le faut ! tant pis ! Je n’ai pas envie que Noël se fasse tuer ou estropier pour toi, ma fille ! Et, d’ailleurs, j’étais décidée à m’expliquer sur ton compte avec Valentin…


REINE, bas.

Oh ! si tu me réduis à une pareille humiliation… lui qui ne m’aime pas… Suzanne ! tu ne m’aimes pas non plus !


MAÎTRE VALENTIN

Allons, allons, petite Reine, nous savons tout ce qui en est… Il n’y a que lui qui ne s’en avise point.


VALENTIN, courant à Suzanne.

Que dites-vous, mon père !… Suzanne !… Ah ! parlez… Non, taisez-vous !


SUZANNE.

Impossible ! Il faut vous ouvrir les yeux, Valentin ! Sans cela…


REINE.

Non, non, ne les croyez pas, Valentin… Ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai !

Elle s’enfuit éperdue dans la maison de Bienvenu.

VALENTIN, ravi et désespéré en même temps.

Elle a raison ! il ne faut rien dire ; il faut oublier tout cela comme un rêve !


SUZANNE.

Alors, commencez donc par oublier votre querelle, vous deux ! Voyons ! donnez-vous la main ! Je vois ce qui vous emporte, Valentin : c’est que vous êtes jaloux pour votre compte, tout en vous cachant derrière la cause de mon frère ! Oh ! plus jaloux que lui, qui n’a que du dépit… Jaloux comme on l’est quand ou aime, enfin !