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veux pas de ça. J’ai le cœur juste, moi, et grand ! je suis comme mon père… Je vous rends votre liberté, Noël, et je ne vous en veux ni à l’un, ni à l’autre.


NOËL.

Ah ! par exemple !


SUZANNE, bas.

Tais-toi !

Noël reste pétrifié.

MAÎTRE VALENTIN, à Bienvenu.

Qu’est-ce que vous dites de ça ? Je n’y comprends plus rien, moi !


BIENVENU, allant et venant, s’essuyant le front.

Moi, j’en ferai une maladie !… Tenez, il y a de quoi devenir fou, de voir comme ça les mariages se faire et se défaire, depuis ce matin dans ma famille. Chacun prétend savoir mieux que moi ce qui lui convient, et bientôt je ne serai plus qu’un zéro, à ce qu’il parait… Suzanne, Reine, vous êtes deux écervelées ! je vous donne au diable, et je renonce pour aujourd’hui à débrouiller votre politique de femelles !… Mais, ce soir, après la fête, c’est moi qui ferai danser ces péronnelles, si elles ne veulent pas marcher droit !

Il sort en grommelant par le fond.

MAÎTRE VALENTIN, le suivant, à son fils.

Ah ! tu refuses l’argent du pressoir ? Gredin d’enfant ! Il sort.




Scène VII


VALENTIN, PIERRE, NOËL, SUZANNE, REINE.



VALENTIN, à Pierre, l’emmenant vers le hangar.

Pierre ! voyons !… enlevons l’ouvrage et oublions tout le reste !

Pierre se laisse emmener d’un air absorbé, mais il s’arrête sous le hangar, et y retient Valentin, en feignant de chercher un outil. — Reine, assise à l’écart, cache sa figure dans ses mains.