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FULGENCE.

C’est que je n’ai encore jamais osé vous le demander, et que vous ne vous l’êtes peut-être pas demandé à vous-même.


VICTORINE.

Mais il faut bien que je vous aime, puisque je me marie avec vous ! Antoine entre et les écoute.


FULGENCE.

Oh ! ce n’est pas une réponse !


VICTORINE.

Je croyais que si ! mon père vous aime, vous estime ; je vous estime aussi, moi ; et je veux vous aimer, puisque c’est le désir et la volonté de mon père.




Scène X


VICTORINE, ANTOINE, FULGENCE.




ANTOINE, qui est rentré par le fond avec des papiers, et qui s’est arrêté pour les écouter, se rapproche d’eux.

Victorine a raison, et c’est elle, à présent, qui est la plus sage des deux.


FULGENCE.

Comment ! monsieur Antoine, vous nous écoutiez donc ?


ANTOINE.

Pourquoi pas ? J’en ai encore le droit.


VICTORINE, l’embrassant.

Oh ! vous l’aurez toujours ! Je veux que vous sachiez toujours toutes mes pensées et que vous me donniez conseil en tout. Voyons, dites donc à M. Fulgence qu’il ne sait pas ce qu’il dit !


ANTOINE.

Il est amoureux, et l’amour fait déraisonner. Toi, Victorine, tu déraisonnais là, tantôt ! mais te voilà dans le vrai. Il n’est pas nécessaire que l’on soit fou de joie en se mariant. C’est