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drais aussi savoir de vous… si vous n’avez pas de l’éloignement pour la personne…


REINE.

Je ne déteste personne, moi.


VALENTIN.

Vrai ?


REINE, baissant la tête.

Dame !


VALENTIN.

Eh bien… si c’était Pierre ?


REINE, avec un cri étouffé, et mettant ses mains sur son cœur.

Ah !…


VALENTIN, à part.

Elle l’aime ! Allons ! tant mieux ! (Haut.) Eh bien, oui, Reine, c’est Pierre qui…


REINE, abattue.

Oh ! j’ai bien entendu ! Vous me conseillez donc… ?


VALENTIN.

Oui, certes, je vous conseille de répondre à son affection.


REINE, émue.

Ça ne vous chagrinerait pas… pour moi, vous qui me portez intérêt ?… Dites, Valentin, ça vous ferait plaisir ?


VALENTIN.

Mais certainement, Reine !… Je désire… tenez ! (Avec effort.) Je veux que vous suiviez votre inclination qui est pour lui, convenez-en ! Pierre est le plus honnête, le plus brave, le plus franc des hommes. Il est riche… et un riche généreux et libéral en services, comme Pierre Bienvenu, est un homme dont on peut voir le mérite. Il a de quoi prouver son bon cœur, et il le prouve ! Il est beau autant qu’il est bon, il est instruit ; vous serez fière de lui, et il vous rendra heureuse…


REINE.

Vous croyez ? Vous l’aimez beaucoup, Valentin ; je vois que vous l’aimez mieux que tout au monde ! Eh bien… (étouffant sa douleur), à la bonne heure !