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BIENVENU.

Le fils Valentin ? Certes, ce garçon, depuis qu’il est mon apprenti et qu’il jouit de ma société, est devenu un sujet remarquable. J’en suis fier aussi ! Et puis je me fais un devoir de protéger et d’élever au-dessus de leur condition les amis de mon fils !


SUZANNE.

Oh ! sa condition n’est pas différente de la nôtre ; et puis il a voyagé, lui ; il a appris son état dans les grandes villes !


BIENVENU.

Eh bien, et mon fils ? Est-ce qu’ils n’ont pas voyagé ensemble ?


SUZANNE, regardant Reine.

Oui ; mais Valentin vous a un esprit, des manières… On dirait quelquefois d’un monsieur !


BIENVENU.

Pas plus que mon fils, je crois ! Il est gentil, je le veux bien ; mais, malheureusement pour lui, il a un père…


REINE.

Oh ! allez-vous dire du mal du père Valentin, parce qu’il est un peu gausseur ?… Il vous aime, au fond !


BIENVENU.

Moi ? Il me déteste ; mais je le méprise !


SUZANNE.

Allons, bon ! vous vous êtes donc encore chamaillés hier ? Voilà, je parie, cinquante ans que vous vous fâchez tous les soirs, et que, tous les matins, vous faites la paix.


BIENVENU.

Oh ! cette fois-ci !… Mais ça me fait penser que personne ne vient de là-bas…


REINE, allant vers la porte du fond.

Si fait ! tenez, je parie qu’on vous apporte la bonne nouvelle !