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avec le plus beau garçon du pays, et je sais qu’il est un peu…


REINE.

Un peu content de lui ? Bah ! Ça n’empêche pas le cœur, ça ; nous le savons bien, ici !


SUZANNE.

Sans doute, et, si c’est un défaut, j’y suis habituée. Mais dis donc, Reine, est-ce que toutes les hardes sont prêtes ?


REINE, debout au fond.

L’habit de mon parrain, la chemise brodée de ton frère… Il n’y manque pas un point, pas un bouton : j’ai fini !




Scène II


Les Mêmes, BIENVENU, sortant de sa chambre à droite, au fond, en veste du matin et bonnet de nuit.




BIENVENU.

C’est fini, hein, Reine ? Tu dis qu’ils ont fini ? Où sont-ils ? (Écoutant près de la fenêtre.) Mais non, hélas ! ils travaillent encore ! Pourvu que… Songez donc, mes enfants ! le dernier jour !…


SUZANNE.

Eh bien, eh bien, est-ce que vous vous éveillez dans des idées noires, par hasard ?


BIENVENU.

Non, mais si j’y allais ?…


REINE, le retenant.

Vous ne feriez que les retarder avec vos impatiences. Vous nous avez promis d’être bien sage, de ronfler bien fort, et de nous raconter de jolis rêves !


BIENVENU, les prenant toutes deux dans ses bras et les embrassant.

Chères petites ! comme elles me dorlotent l’âme et le corps ! Ah ! ou peut bien dire que je suis le plus heureux père de famille qu’il y ait sous le soleil, et que, sous ce rapport-là, le