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LE MAESTRO, relevant le marquis, qui se soutient à peine.

Paolino ! mon enfant ! mon fils ! Oui, oui, il dit ce qu’il pense, Camille ! C’est un homme de cœur et de parole, lui ! Je le connais, je l’ai élevé ! Il n’a pas changé, il ne changera pas ! Réponds-lui, accepte ! mets ta main dans la sienne ; c’est moi qui suis sa caution !


NINA.

Oh ! il est sincère, je le vois bien ; parle-lui, Camille !


FLORA, hors d’elle-même.

Eh bien, oui, Camille, parle donc !


CAMILLE, avec effort.

Monsieur le marquis, je suis honorée… reconnaissante… mais… tenez ! c’est impossible !… Je ne suis plus libre de vous écouter. Le marquis se relève, met sa main sur sa poitrine et reste comme pétrifié, debout, le regard fixe.


LE MAESTRO.

Vous n’êtes plus libre, Camille ?


CAMILLE, avec effort.

Non, maître !… Partons, mes sœurs ; je ne puis rester ici plus longtemps.


LE MAESTRO.

Eh bien, oui, partez !… Partez tout de suite ! La voiture qui nous a amenés ici vous attend ! Moi, je reste pour consoler l’ami que vous me tuez !


NINA.

Mais c’est impossible… elle ne…


LE MAESTRO, avec force.

Emmenez-la, je le veux ! Ne voyez-vous pas comme il souffre ?


NINA, résistant à Camille, qui veut l’emmener.

Qu’est-ce qu’il a donc ? On dirait…


FLORA, à part.

Oh ! comme il l’aime !