Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée



LE MARQUIS.

Ils sont tout prêts.


LE PRINCE.

Vous me donnerez bien un quart d’heure pour trouver les miens ?


LE MARQUIS.

Un quart d’heure, pas davantage.


LE PRINCE.

Je vous trouve charmant. Non, d’honneur, c’est charmant ! Attendez ! je vas dire à la petite que je sors.


LE MARQUIS, se mettant devant la porte de Flora.

Pardon ! vous ne lui parlerez pas avant de sortir avec moi.


LE PRINCE.

Mais, mon cher, j’ai envie de nous traiter comme un fou que vous êtes, et de vous jeter par les fenêtres.


LE MARQUIS.

Ça, c’est plus difficile que de me tuer en duel. Je suis très-fort aux armes naturelles et je frappe connue un marteau de forge.


LE PRINCE.

Allons ! je n’entends rien, moi, au duel des crocheteurs ! Venez, puisqu’il n’y a pas moyen de se débarrasser de vous autrement ! Avez-vous des pistolets, au moins ?


LE MARQUIS.

Non ! mais vous devez avoir les vôtres.


LE PRINCE.

Je ne me bats pas avec. Je les connais trop… D’ailleurs, c’est trop sérieux avec moi… Je suis un peu moins fort à l’épée. Et vous ?


LE MARQUIS.

Moi, je n’ai rien à dire, je suis l’agresseur.


LE PRINCE.

À l’épée, donc ! Tenez, nous irons dans le jardin du comte Fortuni. J’y ai déjà eu une affaire, et il doit être chez lui à cette heure-ci. Dépêchons-nous, je veux mener au spectacle cette pauvre petite à qui vous prétendez ravir son protecteur.