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LE MARQUIS.

Je ferai celle-là, si vous le permettez.


LE PRINCE.

Et… si je ne le permets pas ?


LE MARQUIS.

Vous êtes libre !


LE PRINCE.

C’est donc une querelle que vous me cherchez ? Quel drôle fie corps vous êtes !


LE MARQUIS, se levant.

Et si je vous trouvais plaisant de me le dire ?


LE PRINCE, se levant à son tour.

Oh ! ne nous fâchons pas, je vous en prie ! ce serait trop ridicule. (Il va s’assurer que la porte de Flora est fermée, et revient.) Voyons, à qui en avez-vous ? Je veux bien faire tout ce qu’il vous plaira, moi ; je ne suis pas méchant. J’ai donné trop de gages dans ma vie pour avoir besoin de faire la mauvaise tête, j’espère !


LE MARQUIS.

Je sais qu’à toutes les armes vous êtes le plus redoutable duelliste de l’Italie.


LE PRINCE.

Et vous ?


LE MARQUIS.

Moi, je ne me suis encore battu que deux fois, et deux fois j’ai été blessé.


LE PRINCE.

Alors… gare à la troisième ! Tenez, ça m’ennuierait beaucoup de me rencontrer avec un homme malheureux à ce jeu-là. Tout peut s’arranger si vous me parlez franchement.


LE MARQUIS.

Je le veux bien.


LE PRINCE.

Vous êtes donc l’amant de la petite Flora ?