Ouvrir le menu principal
Cette page n’a pas encore été corrigée



CAMILLE.

Rien ne presse, maître.


LE MAESTRO.

Pourquoi donc ? Je suis pressé, moi, de te présenter un de mes meilleurs amis, un homme dont je fais le plus grand cas, et dont je t’ai souvent parlé.


CAMILLE.

Eh ! mon Dieu, est-il convenable que je montre plus d’impatience qu’il n’en fait voir lui-même ?…

Nina a fait des signes au maestro pour l’engager à persister dans son intention d’aller au jardin. Camille s’interrompt en voyant ses signes.

LE MAESTRO.

Allons, allons, je comprends que la Florino commence à trop prendre sa volée !


CAMILLE.

Eh ! non, maître, c’est une enfant !


LE MAESTRO.

Tu la vois à travers toi-même… Et moi, je me méfie de sa légèreté… Je n’entends pas qu’elle s’émancipe comme ça ! Ça n’est pas à cause d’elle, je m’en moque.


CAMILLE.

Oh ! mon ami.


LE MAESTRO, fâché.

Oui, je m’en moque ! Mais c’est à cause de toi. Je ne veux pas que Camille ait une sœur qui se conduise mal sous ses yeux… ça retomberait sur toi… et sur Nina. N’est-ce pas, Nina ? Allons, parle ; qu’est-ce qu’il y a de nouveau ?


CAMILLE, qui a passé près de Nina.

Non, non, pas encore. Tu sais comme il la gronde quelquefois…


NINA, au maestro.

Un autre jour ! Ce n’est peut-être pas ce que je m’imaginais.


LE MAESTRO.

Allez toutes les trois au diable ! Ah ! les femmes ! J’aimerais autant me faire un archet d’une toile d’araignée que de