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mentir ! C’est jeune, c’est faible, inquiet… mais c’est honnête comme l’était sa pauvre mère ! Ah ! qu’une fille a besoin de sa mère ! Nous n’entendons rien à manier ces jeunes esprits-là, nous autres… (À Fulgence, qui entre par la porte de droite, tenant des papiers.) Ah ! c’est toi, Fulgence ?




Scène III


ANTOINE, FULGENCE.




FULGENCE.

Monsieur vous envoie encore ces deux comptes à enregistrer.


ANTOINE, écrivant.

Bien ! mets-les là.


FULGENCE, posant les comptes sur le bureau d’Antoine.

Mademoiselle Victorine n’est pas ici ? Je ne l’ai pas encore vue aujourd’hui.


ANTOINE.

Ah ! voilà bien mes amoureux !


FULGENCE.

M’en faites-vous un reproche, monsieur Antoine ?


ANTOINE.

Non, mon garçon, pourvu que ta besogne n’en souffre pas et que tu ne négliges rien…


FULGENCE.

Le devoir est une religion pour moi comme pour vous.

Il va au bureau debout et se met au travail.

ANTOINE.

Je le sais. Aussi je m’applaudis du choix que j’ai fait de toi pour mon gendre. Tu es un honnête homme, Fulgence, un homme rangé, ponctuel, raisonnable ! Tu n’as rien, c’est vrai ! mais, quand on est laborieux et modeste dans ses goûts, on est toujours assez riche.


FULGENCE, écrivant.

Sans doute. Cependant…