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Scène IX


Les Mêmes, ISABELLE, LÉANDRE, en habit neuf. LE NOTAIRE vient après eux, amené par COLOMBINE.




LÉANDRE.

Ma toute belle !…


VIOLETTE, sortant comme d’un rêve.

Ah ! c’est encore vous, monsieur Léandre ?


ISABELLE.

Encore !… est un reproche qui ne peut s’adresser à moi, mon cœur ; nous venons ici pour vous obliger, nous vous amenons votre garde-notes.


LÉANDRE.

Arrivez donc, notaire ! arrivez donc !


LE NOTAIRE.

Ah ! cela vous plaît à dire ! je suis d’un souffrant aujourd’hui !… Je me sens atteint d’une noire mélancolie !…


ISABELLE, à Colombine.

Ah ! mon Dieu ! se douterait-il de la situation ?


COLOMBINE.

Vous lui faites trop d’honneur !… De tous ceux qui ne connaissent rien aux affaires du défunt, c’est lui qui y comprend le moins.


LÉANDRE.

Allons, notaire, la signora s’impatiente. (Bas, à Pascariel.) Une table ! Pascariel apporte une petite table qu’il place à droite, aidé par Colombine.


VIOLETTE.

Moi ?… Pas du tout !… Vous êtes donc malade, monsieur le notaire ?


LE NOTAIRE, lui baisant la main.

Hélas ! aimable signora, j’y suis fort sujet, surtout le lendemain d’un jour de fête… J’étais si heureux hier de vous complimenter… (Aux autres.) N’est-ce pas que je fus agréable et chantai fort bien ?… Mais, aujourd’hui, ce sont des tiraillements, des vapeurs…