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sieur, que nous pouvons, sans déroger, nous larder les côtes… Allons, en garde !…

Il lui pousse une botte.

LÉANDRE, effrayé, tire enfin son épée.

Ah ! mort !… ah ! sang !… ah ! ventre !… défends-toi ou tu es mort !

Ils parcourent le théâtre se tenant toujours le plus éloignés possible.

PASCARIEL.

Ah ! tête !… ah ! côtes !… ah ! fressure !… prenez garde à moi !


LÉANDRE, à part.

Ce poltron oserait-il… ? (Haut.) Quel massacre je vais faire de votre peau !…


PASCARIEL.

Et moi, quel carnage de vos membres !… Ils s’allongent des bottes dans le vide, en se fuyant et en essayant de s’effrayer l’un l’autre. Enfin ils se trouvent face à face et s’arrêtent inspirés par la même échappatoire.


LÉANDRE.

Hein ?


PASCARIEL.

N’est-ce pas ?


LÉANDRE, indiquant sa gauche.

J’ai entendu marcher de ce côté.


PASCARIEL, indiquant la droite.

Et moi, parler de celui-ci…


LÉANDRE.

Peut-être qu’on nous observe !


PASCARIEL.

Il est à croire qu’on nous espionne !


LÉANDRE.

Comme duelliste dangereux, je suis fort surveillé…


PASCARIEL.

Et moi, comme ferrailleur incorrigible, je suis furieusement poursuivi.