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Scène XV



LE DOCTEUR, seul, revenant et s’essuyant le front.

Ouf ! voilà, par ma foi, de jolies vacances ! et, pour un homme de mon âge et de ma profession, je mène une existence bien convenable ! Où diable ai-je eu l’esprit de m’attirer tout cela, en laissant entrer dans ma maison cette petite couleuvre insinuante que j’aurais dû chasser sans miséricorde au moment qu’elle me cassa mon saladier ! Que suis-je venu faire ici, je vous le demande, avec cette folle de Marinette, cet imbécile de Pédrolino, parmi cette nichée d’aigrefins qui se renvoient la balle ? Où me cacher bon Dieu ? Ah ! à table ! là, du moins…

Il veut sortir, Pédrolino tombe dans ses bras.




Scène XVI


LE DOCTEUR, PÉDROLINO.




PÉDROLINO, sanglotant.

Ah ! c’est vous, mon maître !


LE DOCTEUR.

À l’autre maintenant ! à tous les diables ! Il serre mon estomac, qui, pressé par la faim, est tout justement la partie la plus souffrante de mon individu.


PÉDROLINO, tombant à genoux aux pieds du docteur.

Mon cher maître, soyez-moi pitoyable !


LE DOCTEUR.

Encore ! bourreau, va ! voilà qu’avec ses genoux il écrase mes pieds enflés par le voyage.


PÉDROLINO.

Vous ne voulez pas me plaindre, moi !


LE DOCTEUR.

Non ! Qu’est-ce qu’il y a ? On te chasse ? Tu n’as que ce