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VIOLETTE.

    Si l’as l’amour, friponne.
    Qu’est-ce qu’on en dira ?


PÉDROLINO.

    On dira que t’es bonne.
    Et tant plus j’ t’aimera.


VIOLETTE.

    Si mon cœur je te donne,
    Qui me le rendera ?


3e COUPLET

PÉDROLINO.

    Ton amour est si bonne,
Dieu te la rendera.


VIOLETTE.

    Mais, moi, ce que je donne,
Faut qu’on me le paîra.


PÉDROLINO.

    
Si tu me fais l’aumône.
Riche ça me fera.
Embrassons-nous, mignonne ;
Les intérêts t’aura.

À la fin de la chanson, Violette et Pédrolino s’embrassent. Pascariel, qui a fort méprisé leur chant rustique, paraît scandalisé. Isabelle et Colombine, qui se sont cachées pour rire derrière leur éventail, applaudissent ironiquement.

ISABELLE.

C’est fort galant ! mais quoi ! mignonne, souffrez-vous que votre valet vous embrasse ?


VIOLETTE.

Oh ! je n’en souffre point, bien au contraire.


PASCARIEL.

Voilà un page bien équipé ; Dieu ! qu’il a l’air épais !

Violette fait un geste d’impatience.