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LE NOTAIRE, prenant dans la boîte.

Ah ! pouponne ! votre bouche vermeille est la bonbonnière d’où je voudrais voir sortir quelque douceur à mon adresse.


COLOMBINE, le flattant.

La la ! Le joli homme de robe ! Ah ! notaire, on se sent lardé par vos yeux, garrotté par vos talents et embourbé par votre langage !


LE DOCTEUR.

Ouais ! voilà un nouveau manège ! (Au notaire, qui caresse les mains de Colombine.) Suis-je ici pour entendre roucouler sur tous les tons de la folie ?


LE NOTAIRE.

Je suis à vous, mon cher maître, je suis à vous ; vous dites que ceci est… ?


LE DOCTEUR.

L’acte de mariage des parents de la demoiselle héritière…


PASCARIEL, au docteur.

Votre second couplet, monsieur, charmera la compagnie ; mais la peste me crève s’il peut se passer de quelque flonflon de guitare…


LE NOTAIRE.

J’y ai songé, et, si vous pouviez me gratter ces flonflons-là…


COLOMBINE, au docteur.

Ah ! seigneur docteur, écoutez-moi ! Vous voyez toutes les disgrâces réunies en ma personne, et ma position…


LE DOCTEUR.

Eh ! mordieu ! je ne donne pas de consultations ce mois-ci ; bonsoir !


PASCARIEL, au notaire, lui prenant sa canne et faisant la pantomime d’accorder une guitare.

Tenez, essayez, vous allez voir l’effet ! Écoutez bien la ritournelle.

Il feint de jouer de la guitare en imitant le bruit avec ses lèvres.