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LE DOCTEUR, pendant que l’orchestre continue la ritournelle, et que Marinette et Violette, munies chacune d’une bottine, le chaussent.

Ah ! mes vacances ! mon pauvre tilleul !… je n’aurai pas joui longtemps de ton ombre !… Adieu, mon fauteuil ! adieu, mes pantoufles ! On peut bien dire que, quand le diable se met après un pauvre homme…

Il se lève et tout le monde l’entoure, et lui ouvre un passage vers le fond, par où il sort, suivi de Violette, de Pédrolino, de Marinette et escorté par les villageois.


ENSEMBLE

HOMMES. Adieu donc, grand professeur. Ah ! quel malheur ! Vous quittez vos humbles serviteurs. Nous vous portons dans nos cœurs. Car, des docteurs, C’est vous qu’êtes la fleur !

FEMMES. Adieu, Violette en fleur. T’as du bonheur ! Tu n’vas pas être à court de flatteur ; Mais, ma fille, si t’as d’ l’honneur, Ton épouseur S’ra c’ti-là qu’a ton cœur !



ACTE DEUXIÈME


Un beau jardin dans le goût Watteau. — Grands arbres touffus, ciel rose.

À gauche, un bosquet ou un buisson avec une statue à demi cachée dans le feuillage (un Amour ou un Faune qui a le doigt sur les lèvres). Un banc de gazon pour quatre personnes au moins occupe le bosquet. À droite, une fontaine de marbre avec des sirènes. Derrière le mur est censé

un réservoir. Petit banc à droite, près de l’avant-scène.



Scène PREMIÈRE


ISABELLE, COLOMBINE, entrant du fond.




COLOMBINE.

En vérité, signora Isabelle, je ne puis comprendre l’agré-