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LÉANDRE.

Moi, je suis de l’avis de la vieille, et, si ce manant ne détale, je vais le faire danser comme un singe.


LE DOCTEUR.

Vous, vous m’échauffez la bile… et je ne sais point ce que vous faites chez moi depuis ce matin ; tenez, je vous donne le bonjour.


LÉANDRE.

Quoi ! docteur…


LE DOCTEUR.

Laissez-nous, vous dis-je !… je hais les importuns, et vous en êtes un de première force. (Il le reconduit avec autorité.) Voici votre chemin ! (Revenant.) Voilà un assommant personnage !

Il s’assied sous son arbre.

PASCARIEL, a paru à l’entrée du jardin, et y arrête Léandre prêt à partir.

Eh bien, monsieur ?


LÉANDRE.

Tout est perdu ici ; c’est là-bas qu’il nous faut renouer l’entreprise.


PASCARIEL.

Mais sous quel prétexte ?…


LÉANDRE.

Partons ! Nous trouverons cela en route ?

Ils sortent.




Scène XIII


LE DOCTEUR, MARINETTE, VIOLETTE, PÉDROLINO.




LE DOCTEUR, assis, à Marinette, qui lui parle en gesticulant.

Vous tairez-vous, vieille sibylle ?


MARINETTE.

Non, monsieur. La loi ne me donne point de droit sur cette fille ; mais je l’ai élevée, je l’ai recueillie quand elle n’avait pas trois guenilles sur le corps. Je l’ai aimée comme mon enfant, et, si elle a le cœur de me désobéir…