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et de son humble attitude), une maladroite, une étourdie ! Oui, c’est cela une… (il s’arrête encore en la voyant pleurer), une, une… Soyez ce qu’il vous plaira, mais ne me servez pas malgré moi, que diable !


VIOLETTE.

Je m’en vas, monsieur le docteur, je m’en vas tout de suite ; mais ne soyez pas fâché contre ma marraine… C’est moi qui ai voulu l’aider malgré elle, crainte qu’elle ne tombît malade. Je ne voulais rien pour ça… Je suis bien malheureuse puisque je vous fais du dégât et de la peine pour commencer !… J’en ai tant de chagrin, que j’aurais mieux aimé me casser la tête !


LE DOCTEUR.

Allons, ne vous cassez rien, et séchez vos larmes ; les pleurs m’agacent et me font mal.

Violette va pour sortir.

PÉDROLINO, la suivant.

Oui, ça l’agace… Viens, ma pauvre Violette ; allons dehors pleurer tout notre soûl…


LÉANDRE, jouant l’attendrissement, et s’essuyant les yeux avec la serviette du déjeuner qu’il a gardée par distraction.

Arrêtez, signera ! Et vous, seigneur Pandolphe…


LE DOCTEUR.

Allez au diable, vous ! Venez ici, Violette, puisque Violette on vous nomme.


VIOLETTE, revenant.

Me v’là, monsieur.


LE DOCTEUR.

Connaissez-vous ce personnage ?


VIOLETTE.

Eh ! oui, monsieur. C’est le seigneur Léandre, qui demeure à deux traits d’arbalète de notre village.


LE DOCTEUR.

Est-il vrai que… ? Avancez un peu ici… (Regardant au fond.) Il y a toujours des curieux derrière cette grille.