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LÉANDRE.

Je m’en doutais bien ; parlez !… Que veniez-vous faire dans la maison du docteur ?


PASCARIEL.

Une chose merveilleuse, extravagante, monsieur ! une espérance, une tentative…


LÉANDRE.

Criminelle ?


PASCARIEL.

Non, amoureuse !… et qui peut rapporter des milliers de sequins à celui… Mais on remue dans la maison du docteur !


LÉANDRE.

Oui ; viens dehors, et cache ta figure, je ne te lâche pas.

Ils sortent par le jardin.




Scène III


LE DOCTEUR et MARINETTE, sortant de la maison. Marinette porte un fauteuil.



LE DOCTEUR.

Ici, Marinette !… sous l’ombre de mon tilleul… Ah ! le bel arbre !


MARINETTE.

Comme ça, monsieur ; mais il pourra le devenir avec le temps.


LE DOCTEUR.

Vous n’y entendez rien ; c’est le plus beau du pays.


MARINETTE.

Ah ! dame ! peut-être bien, je ne m’y connais pas… Je pensais que c’était un jeune tilleul tout pareil aux autres ; mais, puisque monsieur le dit, lui qui est savant… Qu’est-ce qu’il a donc de rare ce tilleul ?


LE DOCTEUR.

Il a de rare qu’il est à moi… c’est mon tilleul, le seul que j’aie ; donc, c’est le plus précieux de mon jardin, et, comme